refuge le cochon dingue

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LE SQUELETTE
Le cochon d’Inde possède 258 os. Le crâne est composé de 22 os fusionnés. La colonne vertébrale compte 34 vertèbres :
- 7 cervicales

- 13 thoraciques
- 6 lombaires
- 1 sacrée
- 7 caudales.
On compte 26 côtes, 43 os pour chaque membre antérieur et 46 pour chaque membre inférieur.
Les membres sont terminés par 4 doigts à l’avant et 3 doigts à l’arrière, sauf chez le cuy (variété de cobaye géant), qui présente parfois une polydactylie (certains individus ont des doigts surnuméraires).
À hauteur du pelvis, on observe une articulation frontale reliant les deux os du pubis, la symphyse pubienne. C’est un disque cartilagineux situé entre les os iliaques, qui, chez la femelle, a la particularité d’être flexible mais seulement avant l’âge de 7 à 9 mois. Passé ce cap, il se rigidifie, ce qui pose problème pour une première gestation.

 

LES DENTS
Comme tous les Caviidés, le cobaye possède des dents sans racine et à croissance permanente, au nombre de 20.
Les deux incisives inférieures sont plus longues que les incisives supérieures. Un espace (le diastème) est présent entre les incisives et les prémolaires. Les molaires poussent de 1,2 à 1,5 mm par semaine ! La croissance permanente des dents est un fait avec lequel les propriétaires de cobayes doivent se familiariser s’ils ne veulent pas que leur protégé souffre de malocclusion dentaire, une affection souvent fatale.


LES GLANDES
Le cochon d’Inde possède des glandes cutanées sudoripares et sébacées. On peut facilement remarquer la glande caudale (elle est surtout visible chez les mâles et les individus de couleur claire), située à hauteur du sacrum. Le cobaye présente aussi des glandes périanales (ou périnéales), c’est-à-dire localisées autour de l’anus.
De paire avec la glande caudale, elles sont à l’origine d’une odeur de marquage personnel servant à la reconnaissance des individus et jouent un rôle important dans la communication au sein de la communauté et de l’espèce et dans la reproduction.

 

VITAMINES

 

Le cochon d’Inde a besoin d’un apport quotidien en vitamine C, à raison de 20 mg par kilo de poids vif. Cette dose est à tripler pour les femelles gestantes et allaitantes, les jeunes en pleine croissance, ainsi que les cobayes malades et âgés.

Administrer de la vitamine C soluble dans l’eau de boisson n’est franchement pas la bonne solution. Pourquoi ? Parce que la vitamine C se dégrade très rapidement à l’air et à la lumière.

Aussi, dans un abreuvoir, elle n’est disponible que quelques heures. Pour un abreuvoir de 500 ml, il faudrait en mettre au moins 100 mg, et le cobaye ne boirait jamais tout en quelques heures !

De plus, même en la mettant dans un petit abreuvoir, le problème de sa dégradation n’est pas résolu. On conseille parfois de poser un cache noir pour occulter la lumière, mais la méthode ne s’est pas révélée efficace.

Quand vous donnez de la vitamine C, utilisez de l’eau en bouteille, car le chlore contenu dans l’eau du robinet détruit la vitamine !

 

Certains légumes, fruits et herbes sont très riches en vitamine C : persil, kiwi, poivron, fenouil… Une bonne ration de ces végétaux plusieurs fois par semaine et vous serez sûr de couvrir les besoins de votre cobaye ! Attention toutefois au persil : à forte dose, il est toxique. Et à proscrire absolument pour les femelles gestantes et allaitantes, car il coupe la montée de lait en raison de sa forte teneur en calcium.

Le chou provoque des ballonnements, donc il ne faut en donner qu’à l’occasion et en petite quantité.

20 mg de vitamine C par jour correspondent à environ :
- 10 g de persil
- 10 g de cassis
- 20 g de kiwi
- 20 g de poivron
- 25 g de brocoli
- 25 d’orange
- 50 g de fenouil
- ou encore 60 g d’épinards

* Ces chiffres sont approximatifs : tout dépend du degré de maturation, de la saison, de la variété, de la conservation (la qualité de vitamine C baisse plus au moins vite après la récolte), etc.

 

En revanche, vous pouvez déposer de la vitamine C en poudre ou en gouttes sur un petit morceau de légume : il suffit de prendre une rondelle (de concombre, par exemple), de faire des incisions en quadrillage dessus avec un couteau, de faire ressortir le jus et de verser les gouttes dans les incisions. Succès et efficacité garantis !

 

À LA SERINGUE: cette méthode est de loin la plus efficace et la plus précise. Elle est surtout très utile dans le cas de cobayes malades auxquels il est difficile de donner de la vitamine C par le biais de légumes, car ils ne mangent pas beaucoup. Il faut toujours choisir une petite seringue (sans aiguille, bien sûr) et y placer la vitamine C mélangée à un peu d’eau minérale en bouteille (car le chlore de l’eau du robinet détruit la vitamine).

Placez ensuite l’embout de la seringue sur le côté de la bouche du cobaye, là où est le diastème, c’est-à-dire l’espace entre les incisives et les prémolaires. Ne présentez jamais l’embout de la seringue de face ni directement dans la gorge du cochon d’Inde : il risque de ne pas avoir le réflexe de déglutir et de s’étouffer ! Alors que si l’embout est sur le côté, le liquide coulera sur sa langue et l’animal pourra le boire naturellement.

 

On parle beaucoup de l’importance de la vitamine C dans l’alimentation du cochon d'Inde. Mais la vitamine E (tocophérol) est tout aussi nécessaire ! Une carence entraîne des myopathies et un taux de mortalité élevé chez les femelles gestantes et les bébés, car elle participe à la fabrication des cellules.
Pour éviter ces problèmes graves, les aliments doivent contenir entre 3 et 5 g de vitamine E pour une ration de 100 g.
Voici les végétaux riches en vitamine E que vous pouvez donner à votre cobaye : cresson, brocoli ou tomate, et surtout fenouil, persil, kiwi, épinard, oseille, poivron et flocons d'avoine. Les flocons d'avoine sont surtout utiles pour les femelles gestantes, allaitantes et les bébés.

 

 

 

PROBLÈMES DE SANTÉ FRÉQUENTS

La température normale est de 38 à 39 °C. Le cochon d'Inde est très fragile sur le plan cardiaque, il faut éviter de le prendre brusquement ou de faire du bruit. S’il est mal nourri ou souffre d’un problème héréditaire, ses dents poussent parfois trop (malocclusion) et il ne peut plus manger, il faudra alors les limer et lui donner de la nourriture liquide. Il est sensible aux affections de la peau, une bonne hygiène de la cage et la pratique de la quarantaine pour les nouveaux venus permettent de les éviter. Il peut souffrir de cystite ou de pneumonie. Il est très sensible à la carence en vitamine C.


Scorbut : secondaire à une carence en vitamine C, cette maladie est très grave et cause la mort de plusieurs cochons d’Inde. Les premiers signes de la maladie sont souvent subtils (quelques sécrétions séchées autou
r des yeux et des narines, perte de poids graduelle, douleur aux articulations). Souvent, le cochon d’Inde est présenté au médecin vétérinaire parce qu’il ne mange plus et qu'il a perdu beaucoup de poids. À ce stade, les molaires sont déjà trop longues, l’animal est déshydraté et dans une très mauvaise condition générale. Le risque de décès est élevé malgré tous les soins prodigués. En ce qui concerne le scorbut, la prévention est la clef : même si le cochon mange une variété de légumes et de fruits frais, il faut tout de même lui donner un supplément de vitamine C quotidiennement. De plus, peser son animal une fois par semaine permet de déceler rapidement une perte de poids anormale.

 

Poux : plusieurs cochons d’Inde ont des poux dans le pelage. Ils sont beiges et de forme allongée. Ils ne sont pas du tout faciles à voir à travers le pelage sauf s’il est noir. Ils pondent leurs œufs sur les poils derrière les oreilles. On les reconnait à leur apparence de grains de sel. Ces poux ne sont pas transmissibles aux humains ni aux autres espèces. Ils se traitent facilement à l’aide d’un médicament prescrit par le médecin vétérinaire

 

Mites de corps : parasite microscopique qui occasionne d’intenses démangeaisons. Le cochon affecté perd des poils anormalement, sa peau devient croûteuse et il se gratte beaucoup. Quand l’infestation est massive, la douleur est si intense que l’animal peut faire une crise épileptiforme quand il est touché. Le traitement se fait avec un produit prescrit par le médecin vétérinaire.

 

Kystes ovariens : la femelle qui perd ses poils de façon symétrique sur les flancs et dont la peau reste en santé a fort probablement un débalancement hormonal occasionné par des kystes ovariens fonctionnels. Parfois, l’abdomen grossit et prend une forme de poire. Le retrait chirurgical des ovaires kystiques est curatif.